N’avez-vous
pas l’impression que nous sommes dans un monde qui nous rend
toujours pressé, pressés d’arriver, pressés
de faire autre chose, ou de passer à autre chose ?
Pourtant,
fréquemment, nous sommes obligés d’attendre,
et nous n’aimons pas cela : attendre notre tour aux caisses
du supermarché, être bloqué matin et soir
dans les embarras de circulation, attente devant l’école,
attente dans les services, attente aux arrêts de bus,
etc… Nous n’aimons pas cela et cela nous énerve.
En
ces périodes d’incertitude, nous voudrions que tout
soit plus clair, plus simple. Dans
nos moments d’impatience, n’avons-nous pas à faire
un peu de clarté en nous ?
Nous
nous inquiétons pour notre nourriture : avons-nous
la même préoccupation pour ceux qui n’ont pas
grand chose à manger ?
Des
choses ne dépendent pas de nous, d’autres dépendent
de nous. N’y a-t-il pas à faire un peu de lumière
en nous ?
Dans
nos moments d’impatience, ne faudrait-il pas nous souvenir
de ceux qui attendent toute la journée dans les hôpitaux,
dans les maisons de retraite, dans les prisons ?…
Dans
les moments où nous voulons jouir pour nous tous seuls,
quelle place laissons-nous dans notre tête ou dans notre
cœur pour ceux que la vie a laissés de côté,
femmes ou enfants abandonnés, exclus des bénéfices
de la croissance économique, peuples des pays qui n’arrivent
pas à s’en sortir ?
Si
notre cœur peine à s’ouvrir, même un petit peu,
comment pourrions-nous accueillir Celui qui vient, Celui qui nous
a dit qu’Il reviendrait nous prendre avec Lui, le Prince de
la Paix, Celui qui a donné sa vie pour les hommes ?
Dans
nos moments d’attente et nos temps d’impatience, faisons la
clarté dans notre cœur. Fais, Seigneur, grandir en
nous l’attitude d’accueil, … même si quelquefois cela
nous dérange un peu.