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" - A quel signe, demandait l’un des interlocuteurs , reconnaissez-vous chez les gens mariés que s’amorce le déclin de leur amour ? " Et l’autre de répondre : " - Prendre son parti de ne pas faire plus pour celui qu’on aime,c’est là, non seulement le signe, mais d’abord la cause du déclin de l’amour. Quand vient le besoin d’aimer moins, de faire moins pour le bien et le bonheur des êtres aimés, alors on s’en vient grossir l’effectif des retraités de l’amour !
Ne s’agit-il pas là d’une vérité simple et profonde susceptible de nous faire réfléchir ? Un amour jeune et vrai se traduit par un élan de tout l’être vers qui l’on aime: le petit enfant vers sa mère, l’homme vers sa femme et réciproquement, l’ami vers l’autre, le chrétien vers son Dieu ! L’Eglise aujourd’hui - parce que commence pour les chrétiens la montée vers Pâques et de plus parce qu’il s’agit du Jubilé de l’An 2000 – insiste pour que soient posés des gestes de conversion et de charité fraternelle de la part de tous. Les pages de ce Bulletin en mentionnent plusieurs. Participer aux messes du dimanche et , pourquoi pas, sur la semaine, répondre aux invitations à tel ou tel pèlerinage ou à telle ou telle démarche jubilaire, poser de vrais gestes de partage et de solidarité, venir chercher le pardon de Dieu ou gagner l’indulgence plénière pour les défunts et pour soi-même… autant de gestes ou mieux, d’attitudes du coeur, qui font de nous - osons le dire- des apprentis d’un amour toujours jeune, dans un élan de tout l’être vers ceux qu’on aime, Dieu et les autres . Oui, permettez-moi de vous offrir ce voeu - quelque soit notre âge, ne soyons jamais des " retraités de l’amour " ! A.Reneaume
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